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RÉPONSES DU SONDAGE EN LIGNE


Tout d'abord, où dans la société vous vous situez, selon vous, dans l'échelle virtuelle des couches sociales?

- Classe moyenne.


- Dans l'échelle virtuelle, et selon mon humble avis, je me situe dans la couche du "middle", voir middle moins, avec mon statut de monoparentale, et mon salaire, certes de cadre, mais en dessous de 60 000 $ !

- Classe moyenne.

- Monoparental a faible revenu, riche en créativité.

- Classe moyenne.

- Classe moyenne.


- Classe moyenne.


À vos yeux, est-ce que la société au Québec est égalitaire?

- Non.


- À mes yeux, et selon ce que je connais d'autre société, le Québec s'est doté de certaines politiques pour s'assurer qu'il y ait moins de "clash" entre les différentes couches sociales (politique d'équité salariale...), plus de parité H/F, l'accès aux études, est-ce complètement égalitaire, certainement pas, l'accès au logement, par exemple, est très difficile, et selon ta "couche sociale", c'est beaucoup plus aisé...

- Elle est plus égalitaire que d'autres sociétés, mais il y a quand même beaucoup d'injustices au Québec.


- Non.

- Nous sommes dans un système capitaliste donc non égalitaire. Mais l'assurance maladie implantée dans les années 60 permet de démocratiser les soins de santé et de réduire certaines inégalités qui pourraient en autres cas être fatales pour les moins nantis.


- Absolument pas.

Non, je pense qu'il y a encore beaucoup d'inégalité au Québec.


Est-ce que les classes sociales existent? Pouvez-vous les nommer?

- Oui. Les riches (anciennement la bourgeoisie), classe moyenne supérieure, classe moyenne inférieure, les pauvres (anciennement le prolétariat).

- Les défavorisés, la classe moyenne, les favorisés, et les très riches !!!

- Oui, je dirais qu'il y a les itinérants, les gens qui vivent sous le seuil de la pauvreté, la classe moyenne qui surveille son budget, la classe moyenne, la classe moyenne presque riche (upper middle class), les riches, les ultras riches, tellement riches qu'ils sont déconnectés.

- Classes populaires, classes moyennes, classes supérieures.

- Sous seuil de la pauvreté, seuil de la pauvreté, classe moyenne et les riches.


- Les moins nantis, la classe moyenne et les mieux nantis.


Selon vous, est-ce qu'il y a eu évolution des classes depuis les années 70 avec l'immigration?

- Oui, absolument, notamment avec la disparition de l'œil public de la classe "ouvrière", aujourd'hui les pauvres ou les précaires. La classe ouvrière a été délocalisée dans les pays du Sud. Ceux qui restent sont justement davantage les immigrants (ouvriers dans les rares usines, ceux au salaire minimum ou livreurs comme Uber, Amazon, etc.).


- Ouf...en combien de pages veux -tu la réponse? :) Oui, assurément, il y a une évolution des classes, mais pas toujours dans le bon sens. L'écart entre la classe défavorisée et les plus riches, le fameux 1% des plus riches est de plus en plus riches ! Et si je lis un tant soit peu sur le sujet, je m'aperçois qu'il y a de plus en plus d'inégalités sociales, par

contre le Québec fait bonne figure, car son tissu social est important, il y a moins d'entreprises cotées en bourse, plus de syndicat, etc... Est-ce que cela a un rapport avec l'immigration, peut-être, car certainement, le Québec favorise mieux son immigration, sur son accueil, ses programmes d'insertion, facilité d'emploi, etc.


- Je ne pourrais pas le dire avec certitude, mais je remarque que c'est beaucoup plus rare qu'une famille est capable de survivre avec le salaire d'un seul des deux parents. Quand j'étais enfant, dans les années 80-90 , il y avait beaucoup

de mères à la maison, il me semble. Je n'ai pas vu les statistiques. Je crois que l'arrivée des immigrants a peut-être créé une nouvelle classe sociale de gens qui ne sont pas encore dans le système et qui acceptent des emplois au noir très mal payés, mais vraiment sur la question de l'influence de l'immigration sur les classes sociales, j'ai l'impression de dire n'importe quoi.


- Je suis persuadé qu'il y a plusieurs changements mais je ne pourrais pas dire lesquelles exactement. Les femmes sur le marché du travail changent beaucoup le portrait des familles ainsi que les familles recomposées qui sont plus courantes de nos jours. L'immigration a sûrement une influence aussi, mais je ne connais aucune statistique quant

au taux d'immigrants issus de classes populaires, moyennes ou supérieures. Ce serait intéressant de le découvrir.


- Les pauvres s’appauvrissent et les riches s’enrichissent.


- Oui. Depuis les années 70, les gens sont plus éduqués donc obtiennent de meilleurs salaires, la classe moyenne a donc augmenté, mais les écarts en riches et pauvres se sont creusés. Avec l'immigration, je pense que les écarts se sont creusés aussi !


Est-ce que la question de la langue anglaise ou française interfère avec la question des classes au Québec?

- Elle brouille les pistes, mais ne change rien.


Personnellement, je ne sais pas, mais j'entends souvent dire que le milieu anglophone est mieux nanti, et peut-être qu'il y a moins d'inégalité sociale dans le milieu anglophone au Québec ?


- Oui, elle a interféré en tout cas. Maintenant, un grand nombre de francophones se sont enrichis. Il reste un stéréotype de l'anglo riche, de l'anglo plus riche que le franco.


- Le bilinguisme fait partie de l'éducation, de la formation. Plus on est formé plus on a d'opportunité de monter dans les classes sociales. Donc oui, les langues interfèrent avec la question des classes sociales .


- Ouiii.

- Oui, je pense que la communauté anglophone est souvent considérée faisant partie des mieux nantis au Québec.


Est-ce que les classes sociales est un sujet tabou?

- Davantage qu'en Europe, en raison du mythe du self-made man et de l'individualisme nord-américain qui donne l'impression que si on veut, on peut.


- Non, je ne pense pas, mais par contre, c'est un sujet "entendu", il y a comme un accord tacite qui se fait, tu sais que quand tu es dans tel ou tel quartier, tu vas être dans une classe sociale favorisée ou défavorisée, et il y a peu de mélange...mais néanmoins, je trouve qu'il y a une bonne ouverture de l'autre, une volonté de connaître l'autre... mais encore là, c'est à travers mes yeux...peut-être un peu de naïveté de ma part ?


- Oui, je crois que oui.


- Moins que dans autres provinces canadiennes. Je crois que les préjugés de langue sont plus fortes que les préjugés économiques au Québec.


- Oui.

- Non.

- Pas pour moi, mais je pense que oui, il l'est pour la majorité des gens.


Est-ce qu'il y a un vocabulaire particulier au Québec pour en parler?

- Il y a peu de culture de classe ici justement, donc on reprend des terminologies custom (genre le 1%), mais on est réticent à utiliser des termes "de classe" justement.


- J'aime parler de privilèges, mieux les connaître, les accepter. Mais effectivement, on ne parle pas de classe ouvrière ici, on parle de population défavorisée, voir les BS, les pauvres, et pour les autres, on ne parle pas de bourgeois, ni de bobos, mais les Outremontois, ou ceux de Westmount, et il y avait aussi les Hipster...


- Les mieux nantis, les personnes plus démunies.


- Souvent on parle des pauvres versus les riches.


- Il existe plusieurs termes pour décrire les classes sociales, je dirais qu'il y a les moins fortunés, la classe moyenne, et les riches.



Avez-vous vécu des expériences personnelles au Québec où vous étiez confronté à une situation sociale très différente de la vôtre, peu importe laquelle. Pouvez-vous en parler?

- Je dois dire que pas tant que ça.


- Mon accent (français) a fait que l'on me mettait tout de suite dans une catégorie de "bien nanti".... et quand je dis que j'habite dans le Mile-End, le Plateau Mont-Royal, tout de suite, je sens le jugement, et j'ajoute toujours que j'habite dans une COOP, et finalement, j'ai l'impression que c'est moi qui me fais le devoir de me remettre dans la

"bonne couche sociale"... Par contre, quand je vais parler avec quelqu'un qui, je sais, a un bon salaire, je en vais pas forcément dire que j'habite dans une COOP. Donc finalement, c'est moi qui m'autocensure :( et également au début, quand je suis arrivée, en 99, au Québec, j'entendais souvent : «Ah on sait bien, toi, la Française, t'as pas de

problèmes...», je devais souvent justifier «mon niveau social», et à ce moment-là, je disais que j'étais éducatrice en CPE :)


- Au Québec, je n'ai pas vécu de gros choc puisque j'ai longtemps vécu en banlieue puis dans des quartiers en ville où les disparités économiques n'étaient pas très apparentes. En banlieue, les marqueurs de richesse étaient le nombre de voitures dans l'entrée et la piscine creusée au lieu de la piscine hors terre. C'était comme si tous les gens qui

faisaient partie de la classe moyenne aisée avaient la même façon de dépenser leur argent. J'avais un de mes amis au secondaire qui habitait dans une grande maison remplie d'œuvres d'art, mais comme sa maison n'était pas dans le style signes ostentatoires de la richesse, je ne le considérais pas nécessairement comme riche. Je n'y pensais pas. J'ai eu un copain qui habitait dans une grande baraque d'Outremont. Je me souviens de l'impression que c'est

trop grand et que c'est un peu froid. L'agacement de devoir chercher quelqu'un dans la grande maison vide. Oh, j'ai une autre anecdote. C'est l'histoire d'un étudiant adulte avec qui je travaillais au centre d'aide en français, Waheed. Il habitait dans un appartement de Parc-Extension avec sa famille. Il portait constamment plainte à la régie du logement parce que le logement était insalubre. L'hiver, il faisait 14 degrés. Une fois, les tuyaux ont gelé. Il y avait des coquerelles et tout. L'exterminateur revenait sans cesse sans résultat. Waheed était le seul à se plaindre parce que les nombreux autres locataires avaient peur de se faire renvoyer dans leur pays. Le propriétaire essayait d'intimider Waheed pour le forcer à partir. Peut-être que cette anecdote répond à la question sur l'influence de l'immigration sur les classes sociales. C'est une autre classe sociale parallèle, de gens vulnérables, faciles à exploiter, qui ne connaissent pas leurs droits et qui ne font pas confiance aux institutions.


- Côtoyer la pauvreté dans les rues.


- Oui, plusieurs fois... Je me suis retrouvé dans des événements et cercles de gens beaucoup plus fortunés que moi. Aussi à l'inverse, je me suis retrouvé dans des endroits où les gens étaient moins en moyens. Je pouvais m'adapter à ces deux situations sociales complètement différentes dans la mesure où les gens étaient honnêtes, agréables et qu'ils ne se mettaient au-dessus des autres en raison de leur situation financière. On s'entend que l'argent change beaucoup de personnes, car leur ego grandit pour aucune raison. Je peux donc affirmer que je m'entends moins bien avec cette classe sociale ;)


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